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Quels sont les frais de notaire pour une vente à terme ?

La vente à terme séduit de plus en plus de vendeurs et d’acquéreurs en quête d’une alternative souple au crédit immobilier classique. Pourtant, une question revient systématiquement avant la signature : quels sont les frais de notaire dans une vente à terme, et comment sont-ils calculés ? Entre la structure particulière du paiement — bouquet initial suivi de mensualités — et les spécificités de l’acte authentique, les règles diffèrent légèrement d’une transaction ordinaire. Cet article vous apporte toutes les réponses.

Vente à terme : rappel du fonctionnement

Avant d’aborder les frais, rappelons brièvement ce qu’est la vente à terme et comment elle s’organise sur le plan contractuel. Il est essentiel de bien comprendre la structure du paiement pour saisir sur quelle base les frais de notaire sont ensuite calculés.

Bouquet et mensualités : la structure du paiement

La vente à terme est une transaction immobilière dans laquelle l’acheteur règle le bien en deux temps distincts, sans recourir à un prêt bancaire :

  • Le bouquet : somme versée comptant à la signature de l’acte de vente devant notaire. Il représente généralement entre 30 % et 50 % du prix total convenu entre les parties.
  • Les mensualités : paiements réguliers (mensuels ou trimestriels) versés par l’acquéreur au vendeur sur une durée fixée contractuellement, souvent entre 5 et 15 ans.

Le prix de vente est ferme et définitif dès la signature du contrat. Il ne dépend d’aucun aléa extérieur. Ce qui constitue d’ailleurs l’une des différences fondamentales avec le viager. Le montant global (bouquet + total des mensualités) est donc connu dès le départ par les deux parties.

Ce mécanisme est encadré par l’article 1601-2 du Code civil français, qui confère à la vente à terme un cadre juridique solide et reconnu.

Vente à terme libre et vente à terme occupée

Il existe deux formes de vente à terme, dont la distinction a une incidence sur certains éléments contractuels — et parfois sur le calcul des frais.

La vente à terme libre est la forme la plus courante. Dès la signature de l’acte authentique, l’acheteur devient propriétaire du logement et peut en disposer librement : y habiter, le mettre en location ou le revendre. L’occupation est immédiate.

La vente à terme occupée prévoit que le vendeur conserve un Droit d’Usage et d’Habitation (DUH) pendant une durée déterminée par le contrat. L’acquéreur règle ses mensualités mais ne peut ni occuper ni louer le bien tant que le vendeur y réside. Ce droit d’usage a une valeur économique propre qui entre en ligne de compte dans la structuration du prix de vente.

Dans les deux cas, le transfert de propriété intervient à la signature. C’est là un point souvent méconnu mais fondamental.

Comment sont calculés les frais de notaire dans une vente à terme ?

Les frais de notaire aussi appelés « frais d’acquisition » se composent principalement des droits de mutation (perçus par l’État et les collectivités), de la contribution de sécurité immobilière et des émoluments du notaire. Leur calcul suit des règles précises, fixées par décret.

L’assiette de calcul : valeur vénale ou prix de vente ?

C’est ici que la vente à terme présente sa particularité. Dans un achat immobilier classique, les frais de notaire sont calculés sur le prix de vente acté, c’est-à-dire le montant total mentionné dans l’acte authentique.

Dans une vente à terme, le prix de vente inscrit dans le contrat est généralement supérieur à la valeur vénale du bien sur le marché traditionnel. En effet, la flexibilité du plan de paiement est valorisée dans le prix global : proposer à un acquéreur de payer sans crédit bancaire, en étalant les versements sur plusieurs années, justifie que le vendeur fixe un prix de cession plus élevé.

Les frais de notaire sont calculés sur ce prix de vente global (bouquet + total des mensualités), et non sur la seule valeur vénale estimée du bien. C’est donc ce montant total contractuel qui sert d’assiette de calcul.

Pour illustrer :

Valeur VénaleBouquetPlan de paiementBase de calcul pour les droits de mutation et émoluments
250.000 €100.000 €150.000 €250.000€ (bouquet de 100 000 € + mensualités de 150.000 €)

Le rôle de l’acte authentique dans la détermination des frais

L’acte authentique, rédigé et signé devant notaire, est la pièce centrale de la transaction. C’est lui qui :

  • fixe le montant du bouquet versé le jour de la signature,
  • détaille le calendrier et le montant des mensualités,
  • précise la durée du contrat,
  • encadre les garanties accordées au vendeur (clauses résolutoires, hypothèque conventionnelle),
  • dans le cas d’une vente à terme occupée, définit les conditions du Droit d’Usage et d’Habitation.

C’est dans le cadre de la rédaction de cet acte que le notaire calcule précisément les frais applicables. Son rôle ne se limite pas à un enregistrement administratif : il vérifie la solvabilité des parties, sécurise la transaction et garantit la légalité de l’ensemble du processus.

Les émoluments du notaire sont, quant à eux, calculés selon un barème proportionnel au prix de vente, conformément au décret n° 2016-230 relatif aux tarifs réglementés. Ils s’appliquent par tranches et représentent une fraction relativement stable du prix global.

Frais de notaire en vente à terme vs achat classique

La comparaison avec une transaction immobilière conventionnelle est instructive pour l’acquéreur qui hésite entre les deux modalités d’achat.

Un coût global souvent inférieur au crédit immobilier classique

Dans une vente classique financée par un prêt bancaire, l’acheteur supporte non seulement les frais de notaire sur le prix de vente, mais également :

  • les frais de dossier bancaire,
  • et surtout les intérêts d’emprunt, qui peuvent représenter plusieurs dizaines de milliers d’euros sur la durée totale du crédit.

En vente à terme, l’acquéreur s’affranchit de toutes ces charges. Certes, le prix de vente est supérieur à la valeur vénale du marché, et les frais de notaire sont calculés sur ce montant majoré.

Mais le coût total de l’opération, frais de notaire inclus, reste fréquemment inférieur à celui d’un achat financé par crédit immobilier sur une durée comparable.

Par ailleurs, la vente à terme n’implique pas de souscription à une assurance emprunteur.

Les avantages financiers et juridiques pour l’acquéreur

Pour l’acquéreur, la vente à terme présente plusieurs atouts spécifiques sur le plan juridique et financier :

Propriété immédiate : Dès la signature de l’acte authentique, l’acheteur est propriétaire. Il peut occuper le bien ou le louer (dans le cadre d’une vente à terme libre), ce qui lui permet éventuellement d’utiliser les revenus locatifs pour financer ses mensualités.
Absence de prêt bancaire : Aucun organisme tiers n’intervient dans la transaction. L’acquéreur traite directement avec le vendeur, sans condition d’obtention de financement
Sécurité contractuelle : Toutes les conditions sont figées dans l’acte notarié. Le prix, la durée et les modalités de paiement sont déterminés une fois pour toutes. En cas de décès de l’une des parties, le contrat se poursuit auprès des héritiers selon les termes prévus.
Mensualités non soumises à intérêts variables contrairement à un crédit à taux variable, les mensualités d’une vente à terme sont fixes et connues dès le départ

Frais de notaire : vente à terme vs viager

La vente à terme est souvent rapprochée du viager, avec lequel elle partage quelques similitudes de surface. Mais les deux mécanismes diffèrent profondément y compris dans leur traitement fiscal et notarial.

Spécificités du viager occupé face à la vente à terme occupée

Dans un viager, l’acheteur verse un bouquet à la signature, puis des rentes viagères mensuelles jusqu’au décès du vendeur (appelé crédirentier). La durée des paiements est donc indéterminée : elle dépend de la longévité du vendeur, ce qui introduit un aléa fondamental dans la transaction.

Cet aléa a des conséquences directes sur le calcul des frais de notaire en viager :

  • L’assiette de calcul retenue par le notaire est le capital représentatif de la rente, estimé actuariellement selon l’espérance de vie du crédirentier. Ce capital est parfois inférieur à la valeur vénale réelle du bien.
  • Les rentes perçues par le vendeur sont imposables au titre des revenus, avec un abattement variable selon son âge au moment de la vente.

En vente à terme, aucun de ces éléments n’est en jeu :

  • Le prix total est fixé et connu dès la signature, ce qui simplifie le calcul des frais.
  • Les mensualités reçues par le vendeur sont considérées fiscalement comme un prix de vente fractionné et non comme un revenu : elles ne sont donc pas imposables.
  • La transaction ne repose sur aucun aléa lié au décès, ni du vendeur ni de l’acquéreur.

Pour un vendeur souhaitant sécuriser la transmission de son patrimoine à ses héritiers, la vente à terme est donc nettement plus protectrice que le viager. De même, pour un acquéreur, elle offre une visibilité totale sur le coût de l’opération dès l’origine.

Qui paie les frais de notaire dans une vente à terme ?

La règle applicable en vente à terme est identique à celle d’une vente immobilière classique : les frais de notaire sont à la charge de l’acquéreur. C’est lui qui règle les droits de mutation, la contribution de sécurité immobilière et les émoluments du notaire.

Ces frais sont versés au moment de la signature de l’acte authentique, en même temps que le bouquet. Ils viennent donc s’ajouter à la somme versée ce jour-là par l’acheteur.

À titre indicatif, pour un bien vendu 300 000 € (prix de vente à terme global), les frais de notaire se situent généralement entre 7 % et 8 % du prix dans l’ancien, soit entre 21 000 € et 24 000 €.

Il est fortement recommandé d’anticiper ce montant dans le plan de financement de l’acquisition, au même titre que le bouquet lui-même.

Comment verser et répartir les frais entre les parties

En pratique, le notaire établit un décompte précis à destination de l’acquéreur avant la date de signature. Ce décompte détaille :

  • le montant du bouquet à verser au vendeur,
  • le montant total des frais de notaire (droits de mutation + émoluments + débours),
  • le cas échéant, les frais liés à l’inscription hypothécaire servant de garantie au vendeur.

L’acquéreur vire l’intégralité des sommes sur le compte séquestre du notaire, qui procède ensuite aux versements auprès des différentes parties et administrations.

Du côté du vendeur, aucuns frais de notaire ne sont normalement mis à sa charge dans le cadre d’une vente à terme standard. Il peut néanmoins être amené à régler des honoraires séparés si le notaire assure également la rédaction de documents annexes ou un accompagnement spécifique.

Que retenir ?

La vente à terme est une transaction immobilière encadrée par le Code civil, sécurisée par un acte authentique et soumise aux mêmes règles notariales que tout autre achat immobilier. En voici les points essentiels à retenir concernant les frais :

  • Les frais de notaire sont calculés sur le prix de vente global stipulé dans le contrat (bouquet + total des mensualités), qui est généralement supérieur à la valeur vénale du bien.
  • L’acquéreur est le seul redevable de ces frais, versés le jour de la signature en même temps que le bouquet.
  • Par rapport à un achat financé par crédit, le coût total de l’opération (frais de notaire compris) reste souvent avantageux, car il n’inclut ni intérêts bancaires, ni assurance emprunteur, ni frais de garantie de prêt.
  • Par rapport au viager, la vente à terme offre une lisibilité totale du montant final et des frais dès le premier jour, sans aléa lié au décès du vendeur.
  • Les mensualités perçues par le vendeur ne sont pas imposables, contrairement aux rentes viagères.

Avant de s’engager dans une vente à terme, il est indispensable de consulter un notaire qui pourra établir un décompte précis des frais applicables à votre situation et vous accompagner dans la rédaction d’un contrat solide.

Question associée : Dois-je obligatoirement faire appel à un notaire pour vendre mon bien en vente à terme ?

Oui, le recours au notaire est obligatoire pour toute vente immobilière en France, y compris la vente à terme. C’est lui qui rédige l’acte authentique, vérifie la légalité de la transaction, enregistre le transfert de propriété et sécurise les intérêts des deux parties — notamment grâce à la mise en place d’une hypothèque conventionnelle protégeant le vendeur en cas de non-paiement des mensualités.

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